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Full text of "Abregé d'anatomie, accommodé aux arts de peinture et de sculpture : et mis dans un ordre nouveau, dont la methode est tres-facile ... : ouvrage tres-utile, & tres necessaire à tous ceux qui font profession du dessein"

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ABREGE' 

DANATOMIE 

ACCOMMODE AVX ARTS 

DE PEINTVRE 

E T 

DE SCVLPTVRE> 



DES OS DV CORPS HVMAIN. 




L n'yaperfonnequinefçache, que dans 
le baftiment du Corps humain , les Os 
font les principales parties ; parce qu'ils 
le fouftiennenc & l'appuyent comme 
leur fondement. Ils font proprement au 
Corps, ce que la charpenterie eft ^ une 
maifon , à la referve , que leur principal ufage eft de 
mouvoir ce corps , quand la volonté le commande. Ils 
font aufli , la véritable longueur & la jufte mefure de 
chaque membre ; c'eft pourquoy il ne fera pas hors de 
propos de les connoiftre, autant que l'Art le demande. 

On divife ordinairement le Squclet en trois parties, 
fcjavoir eft, en Tefte, Tronc & Extremitez. Par la Tefte, 
on comprend tout ce qui entoure le Cerveau , le Col 5c 
les deux Mâchoires. La figure naturelle de la Tefte doit 
eftre rondc.& un peu longuette, applattie parles co- 
tez , ayant éminence & production devant 6c der- 
rière. Toutes les autres figures , comme les rondes , les 
pointues & celles qui n'ont point d'éminences , font 
contre nature. La' Mâchoire fuperieure eft immobile, 
& l'inférieure fe remue d'un mouvement circulaire, & 
comme fuir deux pivots. 

LeTronc eft divisé en trois parties j en Efpine, Tho- 
rax & Os Sans-nom ; l'Efpinc contient tout ce qui eft 
depuis la première Vertèbre jufqu'au Coccix : elle 
eft compofée de plufieurs Os , & non pas d'un feul, 
pour la facilité du mouvement. Si vous regardez fa fi- 
gure, elle fe recourbe en dedans à fes deux extremitez, 
fçavoirau Col Se au Coccix : aux Vertèbres du Dos el- 
le eft bofTuë en dehors; aux Lombes elle s'enfonce en 
dedansjôc à l'Os Sacrum, elle eft encore bofluë. L'Ef- 
pine eft compofée de plufieurs Vertèbres. Galienladi- 
vife en quatre,- en Col, Dos, Lombes & Os Sacrum, 

La féconde partie du Tronc eft appel lée Thorax , le- 
quel eft borné en haut parles Clauicules, & en bas par 
le Cartilage Xiphoïde & les faulTes Coftes. les Clavi- 
cules ont leur figure fort inégale & approchante de la 
lettre S. La Clavicule eft articulée en devant avec le 
Sternum, & en derrière avec l'Omoplate : on les nom- 
me Clavicules parce qu'elles fervent de clef au Thorax, 
il y a douze Coftes de chaque cofté , qui partent des 
Vertèbres > les unes font vrayes , qui font au nombre de 
fcpt , & s'articulent avec le Sternum ; les autres font 
faufles, qui ne touchent point au Sternum, & font cinq 
en chaque cofté. 

Au Thorax on peut rapporter l'EfpauIe, ou l'Omo- 
J)late j parce quelle eft faite tn partie pour fa deffenfe, 
Scpour l'articuladon des Clavicules. En l'Omoplate, 
il faut remarquer plufieurs chofes neceffaires pour Tin- 



tellic^ence des Mufcle?,- fçavoir, la Baze, qui regarde l'Ef. 
pine du Dos, la Cofte inférieure, la Cofte fuperieure, 
l'Angle fuperieur, l'Angle inférieur, la partie cave ou 
intérieure, la partie gibbe ou extérieure, l'Efpine, ÔC 
l'extrémité de l'Efpine, appellée Acromium. 

La Bafe du Tronc eft un grand Os qui n'a pomt de 
nom pardcuher , & qui neantmoins en a trois , félon 
fes difFerens coftez; devant il s'appelle l'Os Pubis, à 
cofté l'Os des Iles, & derrière l'Os Ifchium. Vefale l'ap. 

pelle Grand Os. 

Le refte du Squelet eft appellé, Extremitez. 

Le Bras n'a qu'un Os, dit Humérus, bien grand & 
bien gros , dont la parde inférieure a deux teftes , Se 
eft en façon de poulie, pour fervir d'ardculationàl'Os 
du Coude. L'Os du Coude eft accompagnée d'un au- 
tre Os appellé , Rayon , qui eft plus gros en bas que 
l'Os du Coude 3 mais l'Os du CoudelefurpalTeengrof- 
fèur en la parde fuperieure. Le mouvement propre de 
l'Os du Coude , eft la flexion Bc l'extenfion-, & lemouve- 
ment du Rayon, eft de tourner la main : ces deux Os 
enfemble s'appellent , l' Avant-bras. 

L'Os de la Cuiffe appellé Fémur , eft le plus grand 
de tout le corps , il eft voûté par devant , & enfoncé 
par derrière , pour la commodité de s'affeoir, 6c pour 
la fermeté du marcher. La tefte fuperieure de cet Os 
n'eft point en droite hgne au deffus, elle fe courbe avec 
fon Col du cofté de l'Os Ifchion , où elle va s'emboi- 
ter . il a en fa parde fuperieure deux apophifesou émi- 
nences appellées Trocanters. Le grand Trocanter eft 
extérieur , 6c le pedt intérieur. En la parde inférieure 
l'Os de la Cuifte eftfort gros , 6c a comme deux teftes. 

Entre l'Os de la Cuilfe &c la ïambe , il fe voit un Os 
rond appellé la Rotule, qui fertà empefcher que les 
ïambes ne fléchifiTcnt en devant. 

Il y a deux Osa la ïambe, comme à l' Avant-bras j le 
plus grand eft appellé Tibia, ou Os delà ïambe, & l'au- 
tre Péroné. Ces deux Os ont à leurs extremitez infé- 
rieures, chacun une tefte o^ eminence , qu'on appel- 
le Malléole ou Cheville. 

Pour le Pied, vous l'apprendrez afl^ez par la lifte des 
noms,; il faut feulement remarquer, que l'Os du Talon, 
n'cftant point articulé avec la ïambe, felafche 6cs'ab- 
bat un tant foit peu , quand il ne pofe pas à terre. 

// ne faut pas manquer de bien examiner tout cecy fur 
un véritable Squelet; é" fur tout ne fajfel{jas aux Muf- 
des que vom ne fçachieT^-^arfaiternent bien les Os , félon 
la defcriptionque je -vous en viens dé faire , qui me femble 
ajfe^ aisée & méthodique : prtnez. la peine d'en voir les Fi' 
gures démonjlvatives. 



Ces Caracîeres fewent pour les trois Squelets Juiumts. 



A 

B 
C 
D 
EFGH 



I 

K 



S4»s m'amufer a faire la divijton 
d'une infinité d'Os , ejui font dans la 
Tejle , je ne vous marcjueraj que les 
flusaffarens y les plus »ecejfaires. 

L'Os du Front, ouI'Os Coronal. 
L'Os lugal. 

La Mâchoire fuperieure. 

La Mâchoire inférieure. 

Ccsquatres lettres font voir l'étendue 
des Vertèbres : car depuis E iufqu'à 
la Tefte, font les Vertèbres du Col, 
au nombre de 7. Depuis E iufqu'à F, 
celles du Dos, au nombre de u. 
Depuis F.iufqu'à (J,celles des Reins, 
au nombre de 5. & depuis G iufqu'à 
H , celles de l'Os Sacrum & du 
Coccix, au nombre de 10. fix pour 
l'Os Sacrum , & 4. pour le Coccix. 

La Clavicule. 

Les Os du Sternon , ou Bréchet , au 
nombre de^. , 



M 

N 
O 
P 



sss 



rrx 



Le Cartilage Xiphoïde, ou Fourchet- 
te. 

I. i. 3. 4. f . 6. 7 8. 9. 10. II. u. Tous 
ces chiffres nous monilrentles douze 
Coftes de chaque cofté , fept vrayes, 
&:cinq faulîes. 

L'Os du Bras dit Humérus, 

L'Omoplate, ou Palleron. 

L'Os du Coude. 

L'Os appellé. Rayon, Le Coude & le 
Rayon compofent ce que l'on appel- 
le, Avant- Bras. 
Le Poignet, ou Carpe ayant huit Os. 
Le Métacarpe corapofè de quatre Os, 
'Les cinq doigts , compofez chacun de 
trois Os. 

Ces trois lettres monftrent l'Os Sans- 
nom , dont la partie marquée par 7*, 
eft dite , l'Os des Iles : celle qui eft: 
marquée par y, l'Os delafeftèou 
Ifchion : & celle qui eft marquée par 
X, l'Os Pubis. 



r 
z 

I 

i 

5 

4 

5 
6 



7 

8 8 



L'Os de laCuiife, dit Fémur. 
La tefte de l'Os de la Cuiffe , qui 

s'emboifte dans l'Os Ifchion. 
Le grand Trocanter. 
Le petit Trocanter, 
La Rotule, 

L'Os de la ïambe, appellé Tibia. 

L'Os dit Péroné. 

Tous ces Os enfemble font appel- 
iez Tarfe , ou Coudepied , & font 
au nombre de 7. y compris l'Os 
du Talon. 

Metatarfe compofc de ^q Os. 

Les cinq Orteils compofez chacun 
de trois Os, â lare/*t?u« 



A B R E G F 




ACCOMMODE AVX ARTS 

PEINTVRE 




ET PE SCVLPTVRE 

Et mis dam un ordre nouveau , dont la méthode efl 
tres-faciïe , à' déhara^ée de toutes les dijjlculte7 
^ chofes inutiles, qui ont toujours efié un 
grand ohjlacle aux Teintres, pur arrinjer. _ 

à la prfeâ-ion de leur Art. 

Ouvrage tres-utilc i tres-neceffaire à tous ceux qui font 

profeflion du DeflTein. 

Mis en lumière par FRANÇOIS TO RTE BAT , Peintre du Roy 

- -^^oyaie de la. Peinture & de la Sculpture. 





Et fe vendent 

A PARI s. 

Chez ledit T O RT E B AT , rue NeufVe-Sain te-Cathenne. 

M. DC. LXVIII. 

,AVBC PRIVILEGE DE SA MAIESTE. 





A MESSIEVRS 

U AC A D E M I E 

ROYALE, 

DE PEINTVRE 

ET SCVLPTVRE. 

BSSIEFRS, 

Les Arts ne jont Pas toujours bien 
recem , ny toujours ûorijfans , il faut 
mur cda l'inclination au F rince & une 
grande capacité dans ceux qui lès ^rofejfent : mais 
ces deux diffofitions fe trouvent aujourd'huy f fa- 
vorables , au elles ne me permettent pas de différer 
davantage à mettre en lumière ce petit Abrégé dAna- 
tomie, qui nîejl tombé entre les mains : Et bien qu'il 
ne contienne que des chofes tres-utiles , & dont la de- 
monfiration efi convaincante , il a neantmoins befoin 
de toute vofire wote^ion pour eftre approuvé de tout 
le monde : car je fuu tres-perfuadé , quilnen faudra 
pas davantage aux autres Nations pour attirer leur 
efiime , que d'y voir vofire nom à la tefle. En effet, 
MES SI EVRS, le foin que vous prenez, d'mftrui- 
re la leunefepar vos avis , & de l'animer par vos Ou- 



EPISTRE. 

■orages, sefiant répandu bien au delà des Ahes, fait 
mof-ierà tous ceux , qui ^ar amour, ou ^ar wofejfwn, 
jui^em le bel Art de la Peinture, que 'vous efies au- 
jourd'huy les ^euls Dif^enfateurs de la Science, & que 
f les belles choses efioient renfermées dans les O Eu- 
njres des Kinjans , il ne feroit fas necejaire de fortir de 
Paris & de s'éloigner d'vne Académie que comfofent 
tant i habile s Hommes , que Protège un grand Mi- 
nière , & que le Roy mefme a voulu choijîr four la 
fienne & en prendre un foin digne de l'inclination na- 
t urell % que fa Majejléa ^our les belles chofes. Et com- 
me l'intention de ce grand Monarque eft, que tout ce 
qui f eut contribuer à la ferfe^ion de ÏArt,yfoit en- 
feigné,j'ay cru que je puvois d' autant mieux vom 
offrir ce ^etit Ouvrage ^ & qu'ayant l'honneur d'eftre 
devoftre Compagnie, vous ne luy feriez, f as un plus 
mauvais accueil four avoir fafé far mes mains. le 
vous fufflie donc de ne luy fas dénier la protection 
que ie vous demande , & de croire que ie fuis avec tou» 
te forte d' eflime & de reffeCt , 

MESSIEURS, ' 




Voftre très- humble &: tres-obeïfTant 
ferviceur, F. TORTEBAT. 




LECTEVR. 




1 les Arts ont cela de commun , qu'ils donnent des règles certaines 
pour agir, & qu'après y avoir employé quelque temps confiderable^ on 
eft affeuré du chemin que l'on y tient, ou du moins, on donne des râi- 
fons pertinentes de ce que l'on fait, le defTein, qui a cfté eftimé le pre- 
mier de tous les Arts libéraux , du temps qu'ils elloient dans leur perfe- 
(Slion, aura t'il vn fort moins fauorable> Il feroit , à mon avis , d'autanç 
plus ridicule de l'avoiier, que fbn rang le met audelîus des autres, donc 
il eft l'entrée , & dont il difpofe , comme il luy plaift , d'une manière abfo- 
luë , ayant pour objet j non pas feulement l'imitation de la nature en 
quelque effet particulier; mais de toute la nature en gênerai. Cet ob- 
jet fi vague, ôc qui s'eflend fur toute la nature, ne doit pas faire perdre courage au Peintre , & luy 
faire tomber le pinceau des mains. le fuis d'accord avec luy, qu'il ell: impofTible d'avoir toutes les 
connoifTances particulières j ôc de fçavoir toutes chofes à fond ï mais je croirois du moins , qu'il fe- 
roit très à propos, d'en avoir une teinture plus ou moins forte j félon la neceffité que nous en avons: 
afin que l'on ne puiffepas objederà un Art, qui efl la lumière de l'entendement, & la vie des plus 
beaux ouvrages, que fa beauté ne dépend que du hazard &c du caprice, & que la raifon n'y apoinc 
départ. Il eft vray que la Vie efl courte , & que les connoiffances ne s'acquièrent, que par vn long- 
temps -, mais il efl vray aufïï , que l'on doit avoir indifpenfablement celles , qui font abfolument ne- 
ceiTaires pour la perfedion de l'Art; comme du corps humain, qui eft le principal, le plus ordinai- 
re, & le plus noble objet de la Peinture. Ec c'eft ce qui m'a fait entreprendre ce petit Abrégé 
d'Anatomie que i'ay tiré des meilleurs Autheurs que j'ay leus, avec tout le foin que ma curiofité 
m'a fait prendre. le l'ay accommodé à la Peinture de telle forte , que l'on m'a voulu perfuader, 
qu'il fera trouvé non feulement facile &c agréable ; mais mefme tres-utile à tous ceux qui ont quel- 
que ambition defe rendre habiles dans le Deffein. 

Au refte, cet Abrégé fera fi fuccint , qu'oii n'aura pas lieu de fe plaindre du trop grand erabaras 
de chofes différentes j & l'œconomie que j'y garde, eft mefme toute nouvelle ; car ayant reconnu, 
que ceux qui en ont écrit pour la Médecine, ont parlé d'une infinité de chofes inutiles aux Péintres, 
j'ay voulu, que tout d'un coup l'onvift, le Nom, l'Office, & lafiituation des Mufcles , d'uncofté; 
& la figure démonftrative, de l'autre, l'ay creu auffi , qu'il cftoit neceffaire, avant les Mufcles, de 
faire voir le Squelet, eftant le fouftien des autres parties , & le principal baftiment du Corps Hu, 



mam. 



Il me femble etitendre dire a quelques-vris , A quoy bon sembarafTer l'efprit d'Anatdmic, & Ce 
mettre au hazard de tomber dans une manière crue & feche, comme a fait Michel- Ange? Mais s'ils 
en connoifToient l'importance la neceffité , & s'ils eftoient bien perfuadez ( comme il eft vray) 
qttefansl'Anatomieilsne peuvent jamais faire de contours juftes, que par hazard, quand ils defTeigne- 
roient toute leur vie , ils changeroient bien-toft de penfée. Et la preuve de cela eft, que ne fça- 
chant point l'Office du Mufcle, ils ne fçauront auffi jamais, quand il doit eftre enflé, ou quand il ne 
doit pas l-eftre ; puifque fa figure dépend de fort Office & de fon adion. Et qu'on ne me dife pas , 



fé fa fio-ure, que le Modèle eft contraint de chercher le fecours d'un bafton , ou d une corde , pour 
continuer fon adion, laquelle pour lors ne fait paroiftre , que des Mufcles lafches où ils devroienc 
cftre fortement prononcez. Et c'eft ce qui fait faire de fi lourdes fautes à celuy qui deffeigne fans 
connoiffance de ce qu'il voit, en forte, que le plus fouvent il fera un contour plat ou il doit eftre 
enflé, & un autre enflé où il doit eftre plat. , ., - j r 

En vérité ces fortes de Deffeignateurs font bien dignes de compaflion : car quand ils auroient del- 
feicrné quarante ans d'après Natmx, ilsne fe trouveroient, au bout de ce temps-là , pas plus aifeurcz 
dans leurs contours , que le premier jour , & croient cependant avoir beaucoup avancé , que d'avoir 
acquis une liberté de crayon, qui ne tend à rien, & de s'eftre fait une certaine routine de contours 
qu'ils ont appris, fi vous voulez, d'après l'Antique, ou d'après Raphaël , dont ils fe ferventà toutes 
rencontres, fans' fçavoir s'ils font à propos , fi l'adion les demande ainfi, àc enfin fans en pouvoir 
rendre aucune raifon. Ne foyez donc pas furpris fi ces gens là , après avoir defTeigné fi long-temps , 
ne font aucun fruit confiderablc ; & ne dites pas tant , que la vie eft trop courte ; mais dites qu'ils ^ J 
ployent mal le temps. On peut dire d'eux çe que les Fables nous difent des Danaides, Qh^MR ^ 



* 

X'* 



en emi 



a iij 



/ 



perdent d'un cofté ce «ju'ilspuifenc de l'autre, Scpalfentairin la vie fans fruit j puifquec'cft fanste- 
Éexion ôc fans eftude. 

Ceux aa contraire, ç|ui veudront bien exatninet la chofè, & cnlparler de bonne foy , avoueront 
ingenuëment , que non feulement on ne peut pas , fans connoillreîOâîce des Mufcles, dé/Teigner 
avec fcience de certitude j mais qu'il ert impoffible de juger à fond & avec connoifTance de caufc, 
de la beauté du Nud , & de ces belles Antiques, qui font l'admiration de tout le monde , Ôc qui 
font voir, par la jufteife de leurs contours , que ces merveilleux Génies, qui en font les Autheurs, 
^poffedoient; parfaitement l'Anatomie. Il y a mefme toutes les apparences du monde, qu'elle eftoit, 
avant toutes chofes , tres4oigneufement enfeigne'e dans les Académies, que compofoient ces 
-grands Hommes j puifque toutes les Antiques que nous voyons , pour méchantes qu'elles foient 
4'ailleurs, ne manquent quafî jamais à ce principe , & c'eft pour cela, que nous y voyons toujours 
<juelque chofe, qui tient de cette liarmonieufe diilribution de Mufcles, que l'on remarque dans 
les Statues les plus parfaites. 

il (èroit, àmon avis, fort à propos , qu'à leur imitation les jeunes Eftudians, après s'eftre acquis 
une liberté dans la main,, & une facilité de deffeigncr la boffe , fe miflent fortement à elfudier l'Ana- 
tomie, afin que deffeignans d'après l'Antique, ils en connuffent la beauté, &pufrent rendre raifon 
^es contours qu'ils doivent imiter ^ ou que deffeignans d'après le Naturel , ilspuffent le voir par de 
bons yeux, & eftre affeurez 6c ineibranlables fur leur Ouvrage, eftant prefts de rendre bonnerai- 
fon , pourquoy un tel Mufcle ell: plus ou moins fpecifié dans un Bras, par exemple , ou dans une Cuiffe, 
&:que dans l'autre il eil tout au contraire , à raifon des différentes adions & des Offices des Mufcles. 

Et fi avec cela on vouloit bien fe donner la peine enpofantle Modèle, de faire voir toutes ces 
différences, & d'en dire deux mots avec netteté, l'on verroit un profit qui n'eft pas imaginable j 
& ie fuisaffeuré, qu'on apprendroit plus en fîx mois de cette manière , quel'on neferoiten dix ans, 
avec une pratique fans fondement ôc lans raifon. 

Ceux qui ont le plus excellé dans cette partie, onteftéles Egyptiens, & après eux , les Grecs , lef- 
queis la portèrent à tel point de perfeâ:ion , qu'ils faifoient la plus-part de leurs figures nucsj com- 
me nous le voyons encore, par les Ouvrages qui ont paffé en Italie. Et parmy les modernes, 
nous auons Michel- Ange , lequel depuis les Grecs, a fans contredit , mieux -entendu , & plusfça- 
vamm-ent exprimé le Nud, qu'aucun autre de fon temps. Il ne s'eil pas contenté d'en fçavoir la 
fuperficie, il a voulu luy-mefiiie diffequerplufieurs fois des Corps, pour eftre plus affeuré de ce qu'il 
vouloit apprendre , fans s'en rapporter à d'autres. Il y en a qui Taccufent, d'avoir fait fes Figures 
trop mufclées^ êc de n'auoir pas mefme épargné les femmes , ny les petits enfans j & peut-eftre 
ont- ils quelque raifon : car il femble qu'il n'a pas garde en cela, toute la modération qui euft efté 
à fouhaiter, pour la perfecSlion de (es Ouvrages ^ mais d'ailleurs , c'ell: vneheureufe faute pour ceux 
qui en veulent tirer quelque profit • puifqu'en voulant faire voir qu'il eftoit fçavant, il nous a par- 
faitement inftruits à les dépens. Et en vérité , nous fommes, plus que nous ne penfons, redevables 
a fa noble ambition. Profitons donc de ce quelle nous offre , & fur tout, n'oublions pas, qu'il y a 
unepean qui couvre les Mufcles, qui les adoucit, & les rend plus ou moins fenfibles, felonl'âge 
& le (exe. Le Titien s'en elt merveiUeufement bien fouvenu .-car bien qu'il eût parfaitement pof- 
fedé. l'Anatomie, comme nous le monftrent affez ces belles Figures Anatomiques , qu'il deffeiana 
pour les œuvres de Vefalc , il a neantmoins peint fes chairs avec une delicateffe ôc une tendrefïe 
fi grande , qu'il ne fe peut rien dguantage. Léonard de Vinci a cru qu'elle cftoit fi neceffaire 
qu'outre un Traité qu'il en avoit fait, & qu'il vouloit mettre au jour, ( comme il le témoigne luy-mef- 
me dans fon Livre fur la Peinture) fa curiofité l'avoit mefme porté à faire l'Anatomie des cheuaux. 
Nous avons encore Raphaël, Bâche Bandinelle , Daniel Voltere , Perrin del Vague , le Roffej 
Marc de Sienne, Gaudens, le Salviati , & plufieurs autres habiles Hommes , qui fe font faits une 
manière grande, ferme & affeurée par le moyen de l'Anatomie. 

Deux choies arrêtent, pour l'ordinaire, leftude de l'Anatomie. La première, que l'on s'en fait 
unfantofme, quel'on en croit l'eftude efpineufe & de longue haleine: mais quand on voudra exa- 
miner de plus prés les chofes fafcheufes que Ton s'imagine , on n'y trouvera affeurement rien de 
terrible, que la peur mefme, àlaquelle on s'eft laiffé furprendrej car il eft certain qu'iln'y a perfon- 
ne, qui voulant bien y donner quinze jours avec application , n'en fçache autant qu'il en faut 
pour en tirer vu profit tres-confiderable dans la fuite de fes eftudes. La féconde vient de la quah! 
té des Livres qui en traitent, ou pluitolldela façon , dont ils en traitent, lefquels eftant faits pour 
la Médecine, lont pleins ôc embaraffez de quantité de chofes inutiles aux Peintres i en forte que 
parmy cette grande foreft de difficultez, on a peine à reconnoiltre ce qui eft neceffaire, d'avec ce 
qui ne l'eft pas : ôc c'eft à quoy j'ay creu avoir apporté quelque remède, en vous donnant ce petit 
Abrège. ^ 

le pourrois adjoufter un troifiéme empefchement ■ mais il eft commun à toutes les autres parties 
^ de la Peinture: Ceft que ceux qui ont beaucoup d'efprit ôc beaucoup de génie , croyent pour l'or- 
dinaire que cela leur doit fuffire, fans eftudier fi fort, s'imaginant, que pourveu qu'ils faffent quan* 



ticé a ouvrage, il doit eftre bien. le me fais une image de ces gens-î^ , comme d'un Aveugle qui 
auroïc de très- bonnes jambes , & qui s'imaginant les employer pour aller bien loin , tomberoicde 
fofTe en fofle, & de précipice en précipice. le ne dis pas que tous ceux qui ont du génie en ulent 
de la forte, mais le nombre en eft grand, & principalement dans noftre France, cû il femble que 
l'ellude & les reflexions ne foient pasfi fort à la mode que chez nos Voifms. 

Ce n'eft pas pourtant, que nous ne foyons auffi propres qu'eux à toutes les fcîences , pourveu que 
nous le voulions : & la France n'a pas efté priuée d'habiles Hommes, qui ont toujours travaillé avec 
luccés, dont les Cabinets de Paris, & les Palais des grands Seigneurs confervent encore les Ouvra- 
ges, ladjoufteray donc feulement, que fi l'on prend peine de s'aïfujetir de bonne heure à l'Anato, 
ïnie, qui eft le fondement du Deflein , ôcla règle des beaux contours , j'efpere qu'on reconnoiftra 
bientoft par des effets fenfiblcs , l'avantage qu'on en tirera ; pourveu qu'on accommode cette 
fcienceà l'ouvrage des Grecs, & à la nature en mefme temps; car l'ellude doit fervirdefondemenc 
à l'ufage, comme l'ufage doit fervir de confirmation à l'eftude. 

L'ordre que je voudrois que l'ont y tint, ell ^ premièrement , de fçavoir leballiment des Os. 2. 
La fituâtion des Mufcles, au moins extérieurs &: leur enchaifnement. 3. Leurs noms , pour pouvoir 
s en entretenir. 4. Leurs Offices (ce qui eft le plus délicat & le plus findef Anatomie Pittorefque.) 
De les confronter avec ceux de quelque belle figure Anatomique de ronde boffe , & la delTeio-ncr 
de tous coftez, pour s'en faire une connoilfance facile, èc une parfaite habitude. 6. enfin, d'enfai^ 
re rapport avec les plus belles Antiques, & avec la Nature mefme j faifant faire au Modèle des avions 
qui vous donnent la connoiffance de ce que vous cherchez - mais pour en avoir toute la fatisfadion, 
il faut que le Modèle foit extrêmement mufclé, & qu'il ait peu de graiffe. 

levons donneray avis en paffant, qu'il fe voit quantité de figures Anatomiques de ronde boffe, 
mais peu de belles & de corredes. Il y en a deux entr'autres que l'on attribue fauffement à Michel- 
Ange , & qui font plus propres à éblouir les yeux , qu'à donner de véritables inftrudions. Il eft 
vray quelles ont un je ne fçay quoy de grand ; mais les contours n'en font pas bien purs, & les 
Mufcles y font altérez mal à propos en beaucoup d'endroits. Celle qui me plairoit davantage en eft 
une que l'on dit eftre du ChivoU, je la trouve fîmple - corredle, & de bon gouft. 

Apres tout , je Croy qu'il y aura peu de perfonnes , qui ne foient bien-aifes de feiiilîeter queL 
quesfois ce petit Abrégé , quand on confiderera les grands avantages qui en reviendront, comme 
font ceux de faire un grand progrés dans le deffein en peu de temps , d eftre afteuré de ce que l'on 
fait, de fe mettre en eftat de profiter des belles chofes , de les connoiftre parfaitement & d'en 
rendre raifon^ enfin de fe faire une manière ferme, grande, & terrible, comme il eft arriué à tous 
ceux qui ont poffedé cette partie. 

Ce n'ell pas que je veuille vous perfuader , que l'Anatomie foit abfoîument capable d'elle-mefine 
& toute feule de vous faireproduire de tres-belles chofes, & de vous donner le bon gouft-, elle eft 
pour la fcience devant que d' eftre pour l'agréement, en forte que fi avec l'eftude de l'Anatomie, l'on 
n'avoit jamais veu qu'un naturel mefquin , l'on defîHgneroit d'un tres-mefchant gouft , quoyque tres- 
î. iUcmmeflr.v niais fi "ous y ioignez lebon ^'^nli-^./. *^'^t^ït ^ les proportions de l'Antique, 
vous ferez des miracles j & ces dcriiierés chofes fe devant toujc * ^^1^^ :^YjDyez dg quelle ut'^^ 
lité eft l'Anatomie. 

Que fi après cela , il fe trouve des perfonnes fi peu affedionnées au foulagement & aux progrés 
de la leuneffe, que d'avoir d'autres fentimens , ie les prie de confiderer, qu'il n'y a pas à délibérer 
fur ce que j'avance, & que ce font toutes chofes de fait. 

Pour ce qui eft des Figures, elles font d'après celles , que le Titien avoit deffeignées pour le Livre 
de Vefale; vous les trouverez affeurément fort juftes j àc je m'en fuis fervi , parce que j'ay crû qu'il 
eftoit impofTible de mieux faire pour le fujet. 

Cet Ouvrage n'eftant donc forty que d'habiles gens, j'efpere que s'il y a quelque critique qui y 
trouve à redire , du moins il y pourra avoir quelque chofe en cecy qui ne déplaira pas à tout le 
monde. 



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larCoT 
jiaruvars est- 
cj Uumjrecj aem 
vsas aqitat . 



Franc ■ Tartelat del ■ Jculp ■ 
et ejccti ■ Clnfto DUl- t 6 6 8 ■ 



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4 o 




P R E M I E R E T A B L E- 

Qem Vigun eft dénuée de Peau , de Gmif , de Membrane charnuë , de Ner^s , de Keines ^ d'Artères qut font 
pardejpis U firface du Corps, Titien la^voit dejfeignée exprés pour les Peintres^ 

comme Vefde le témoigne. 



D 
£ 
F 



NOM. 

Les Noms que vous vcye^y- 
deJfûHS ,font ceux dont les 
J\dedecins fe fêruent ; il efi 
fins tjue raifgytnable d'en 
convenir avec eux , & de 
les fuivre en eela , comme 
dans le refie de l" Anatomie. 
Ne vous en emharajfez^pas: 
car les Noms ne fervent qu.e 
four expliquer les chofes,(jr 
pour s'en entretenir. 



D 



O 
P 

R 

S 

T 
A 



c 



a 

y 

c 

d 

e 

f 

h 
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m 
n 

0 

f 

f 
r 



II 



K 



Deltoïde, 
Pe6toral. 

Le Sternum , le Bréchet , ou 
l'Os de la Poitrine , que 
quelques-uns divifent en 7. •£ 
&: d'autres en 4.0U Tou- 
tes lefquelles divifions s'u- 
nilîènt pr râge,& ne font 
à la fin qu'un feul Os, 
Grand Dentelé. 
//jOblique ex^eroe,. 
//|DrQit. 
K [Biceps, 
ZI. Brachial. 

M Portion de l'Extenfeur du 
Coude dont il-fera parié en 
la 5. Figure. 
N iRond Pronateur du Rayon 
FlechiiTeur fuperieur du Car- 
pe. 

Long Supinateur du Rayon. 
Flechilleur inférieur du Car- 
pe. 
Palmaire, 

Extenfeur fuperieur du Car 
pe. 

Extenfeur d u P oui ce. 
Sternoyoide ,ain(i nommé à 
raifon de fon Origine 5ç de 
fon Infertion. 
Mafloïde. 

Portion du Trapèze. 
hesMufcles cy - de ffom feront 
expliquex, dans les fgures 
fui vantes. Ne les voyex, pas 
iCy , qu'après les avoir com- 
pris en leur lieu,oà fen far- 
le plus amplemenJ. 
Triceps. 
Coufturier. 
Portion du Grefî'e. 
Membraneux. 
Vafte externe. 
Vafte interne- 
Droit. 

Portion du Biceps de la ïam- 
be. 

L'Os de la ïambe fans chair, 
lambier antérieur. 
Portion du Gémeau externe. 
Efperonnier. 
Extenfeur des Orteils. 
La Cheville ou Malléole ex 
terne. 

L'Anneau fous lequel pafïènt 

les Mufcles, 
Portion du Gémeau interne 
Portion du Solaire. 

B 



N 



O 



ORIGINE ET INSERTION. 

De l'Origine çfr de l' Infertion du Mufcle , dé- 
pend la qualité de fon allion: parce que-qu^nd 
il agit, il tire toujours du cofié de fon principe, 
comme pour y joindre la partie où ilef infère. 
Ses deux Extrémité^ font nerveufes , & fon 
Milieu charnu imais rempli deplufeurs Fibres, 
qui venant k fe joindre du cofié de V Infertion , 
compofnt un fort T endon , qui efi comme une 
corde adhérante fortement attachée a. l'Os i 
.ces cordes paroijTent plufiofi dans les Jiéufclei. 
des Extrémités, , que dans ceux du Coffre. 

Vient d'vne grande partie de la Clavicule, & de 
toutel'Efpine de l'Omoplate j &c va pardeiTus 
la jointure du Bras , finir à la partie fuperieu- 
re&pofterieure de l'Os du Bras. 

Prend fon origine de prefque tout le Sternum 
Scdela 6= & 7^ & quelquefois 8= Coftejva 
finir à l'Os du Bra.s entre le Deltoïde & le 
Biceps, 

Prend fon origine de toute la paetie intérieure 
de la Bafe de l'Omoplate , & va tranfverfale- 
ment s'inférer aux 8. Codes fuperieuresj il va 
quelquefois jufqu'à la neufiéme. 

Vient delà 6. ou 7* Coftc duThorax joignant le 
grand Dentelé par digitationiSc va s'mferer à 
la Code extérieure de l'Os des Iles &; de l'Os 
Pubis , & fe va perdre par un Tendon forï 
étendu &: fort mince la Ligne blanche. Cet- 
te opinion eft la plus commune: mais j'ayme- 
rois mieux dire que fon Origine eft en bas,& 
fon Infertion en haut, à raifon de fon a£tion. 
Voyez dans la figure 4SSâ'nti- la lettre I.La 
Ligne bjanche eft une bande forte & nerveu- 
fe,dont la couleur eft blanche. Cette Ligne fe- 
pareles Mufcles droits ; elle s'étend depuis le 
Sternum ^ pafEint par le nombril , jufqu'à 
l'Os Pubis. Pour le Mufcle Droit, Voyez la 
troifiéme Figure. 

Ce Mufcle eft appelle Biceps , à caufe de Btna 
capita, qu'il a deux teftes: il vient de l'emboi- 
ture de l'Omoplate départ & d'autre i& va 
s'Inférer au commencement du Radius. 

Prend fpn Origine au commencement ou en- 
viron de l'Os du Bras,yeftant fortement atta- 
ché; & va s'înferer pardeflbus le Biceps à la 
partie fuperieuredel'Os du Coude. 

Vient de la tefte interne def Os du Bras ; & va 
obliquemenï s'Inférer à la partie interne du, 
Rayon. 

Vient de la tefte interne de l'Os du Bras ; & 
va montant obliquement pardeftùs l'Os du 
RayoUjfinir au premier Os du Metacarpe,qui 
fouftient le Poulce. 

Vient de la partie inférieure du Bras; & s'en va 
en la partie inférieure du Rayon. 

Vient de la tefte interne de l'Os du Bras , & va 
en defcendant le lon^ de l'Os du Coude finir 
au 4« Os du Métacarpe, qui eft au delious du 
Petit Doigt. 

Vient de la tefteincernederOs du bras ,& va 
dans la Paulme de la Mtiia fe diftribuer aux 
quatre doigts. 

Vientdu delfous de la tefte externe de l'Os du 
Bras; & s'en va à 1. ou 3. Os du Métacarpe. 

Ce Mufcle eft double; il vient d'enuiron le mi- 
lieu de r Avant-bras ,&fe va inférer obli- 
quement aux jointures du Poulce. 

Vient du Sternum, & va s'Inférer à l'OsYoide, 
appellé par le vulgaire, Morçeau d'Adam. 

Vient du Sternum & d'une partie de la Clavi- 
cule ; & va s'Inférer à une partie de l'Os de la 
Temple. 

Yoyez.la cinquième Figure fur ce Mufcle. 



D 

E 
F 



M 



M 



AB 



OFFICE. 

Touchant l'Office des Mufcles,tl faut avoir pour règle 
ffsnerale , ^e toutefois & quanta que le Mufcle 
fait mouvoir un Os,& qu'il le tire de fon cofié , pour 
'lors il efi plus court, plus élevé, &plus apparent; par- 
ce qu'il fe ramafe dans fon Mil*''* ■ & tout au cotrai- 
re , lorfque le Mufcle lafe aller l'Os qui efi tire d'un | 
cofié oppofé , fon ventre ialonge & s'efirejftt: c'efi ^ 
pourquoy le Peintre doit prendre garde principale- 
ment au ventre, ou Milieu du Mufcle : & fefouve- 
nir, que le mouvement du Mufcle fuit toujours l'or- 
dre 'des Ftbres.qui vent de l'Ortgtne kl' Infertion , 
quifont comme autant de filets parmy la Chair.^ 

Ce Mufcle élevé le Bras : il eft compofé de plulîcurs 
Lobes , qui fe joignent toutes en un feul Tendon. 

Amené le Bras vers l'Eftomac. 

Cét Os eft toujours fans Chair, Se ne peut eftre cou- 
vert que de la Peau, de la vient que l'on y voit paroi- 
fttele bout des Coftes qui y font appuyces,à moins^ 
que la Grailfe n'en empefche , comme il arrive aux 
Femmes & aux jeunes Hommes. 

Ce Mufcle finit, comme vous voyez, en forme de 
doigts au nombre de S. dont vous n'en voyez que 4. 
les autres étans cachez fous lePedoral, (vous les pou- 
vez voir à découvert dans la 4'= Figure.) Ilfe joint 
avec le Mufcle Oblique externe par digitation ; c'eft 
à dire, comme dçs doigts qui s'entreferrent les uns 
dans les autres. Ces 1. Mufcles fervent à la relpira- 
tion, & fe font voir d'airtant plus diftindement , que 
le Corps agit auec violéee, & fe porte d'auantage du 
eofté oppofé,fkifant par cette action étendre la Peau 
qui en devient moins épailTe ; mais le contraire fe 
hit de l'autre cofté : car la Peau venant à fe ramalFer, 
ne vous fait voir les dents de ces Mufcles que confu- 
fément, encore vous en oftera-t'elle la veuc par fes 
plis, fi le Corps eft fort panché : ce qui arrive plus or- 
dinairement aux Vieillards, dont la Peau eft moins 
adhérente au Mufcle. Ce Mufcle oblique couvre 
tout le ventre .-mais il eft fi mince pardeffiis leMufcle 
Droit, qu'il ne l'empefchc non plus de paroiftre, que 
s'il n'y avoir rien du tout •, d'où vient mefme qu'avec 
la peau ce Mufcle Droit nelailîèpas que de beau- 
coup paroiftre .- vous le verrez à découvert dans la 
3"= figure marqué par / , où je referve d'en parlçr , ôc 
où vous verrez les autres Ofl^ces des Mufcles Obli- 
ques. 

Fléchit l'Avant-bras avec celuy quieft delïbus, mar- 
qué L. 

Ce Mufcle dont vous ne voyez qu'une partie, fléchit 
l'Avant-bras avec le Biceps ; je l'ay marqué de deux 
lçttres,afin qu'on necreuftpasque ces z. endroits 
marquez fuifent 2. Mufcles diflferents. Voyez-le 
dans la 4= Figure marqué par e. 

iV.O.P. ^^Iln'eft pas neceffaire de parler de tous ces 
Mufcles en particulier, leur Nom dit aflèz leur Offi- 
ce ; vous fi^aurez feulement que Pronateur veut dire, 
qui tourné en bas du cofté de la terre; & Supinateur, 
q^ii tourne en haut devers le Ciel. Pour le Palmaire, 
c'eft un Mufcle qui paftat par la Paulme de la Main , 
s'attache aux quatre Doigts par autant de Tendons 
pour les fléchir. Vour fçauuez encore , que tous ces 
Mufcles qui font dans l'Auant-bras ne font jamais fi 
marquez que quand la Main eft fermée, ou qu'elle 
ferre quelque chofe de toute fa force ; parce que les 
Mufcles du dedans açiftans avec violence dans cet- 
te adbion ,& fe ramaiîànsau dedans du Bras, pouf- 
fent ceux qui font au dehors & les font paroiftre da- 
vantage; ce qui n'arrive point du tout dans l'a6tion 
contraire , je veux direJ'Extenfion des Doigts. Les 
autres Mufcles s'expHqueront dans les Figures fui- 
vantes. 

Ces 1. Mufcles n'eftant pas bien gros, leur mouve- 
ment eft peu fenfible. Le premier fert au mouve- 
ment de l'Os Yoïde , Se le tire en bas ; &c l'aijtre ti- 
re la Tefte, 8c labaiiîe en devant. 



■ans 



• 



DEVXIESME TABLE. 



A 

B 
C 
D 
EE 
F 
G 
H 
/ 
K 
L 
M 
N 
O 
P 

K 

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P 

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r 

t 

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î<JO M, 

Maftoïde. 

Portion du Trapèze. 
Deltoïde. 

Portion du Brachial. 
Biceps. 

Les Extenfèurs du Coude. 
L'union des a. fufdics Excenfcurs. 
Long Supinateur du Rayon. 
Extenfeur fuperieur du Carpe. 
Exrenfèur des Doigts, 
j Extenfeur du Petit Doigt. 
Extenfeur inférieur du Carpe. 
FlechilTeur inférieur du Carpe. 
Palmaire, 

Extenfeur du Poulce. 

Rond Pronateur du Rayon. 

Fléchiffeur fuperieur du Carpe. 

Sous-efJ^ineux. 

Abaiffeur propre. 

Tres-larcre. 

Grand Dentelé. 

Oblique externe, 

Pedoral. 

Portion du Couflurier. 
Membraneux. 
Portion du Droit. 
Vafte externe. 
Vafte interne. 
Biceps. 

Demi-nerveux. 

Demi-membraneux.' 

Crefle. 

Deux portions du Triceps. 

Gémeau externe. 

Gémeau interne. 

L'Os de la ïambe. 

Portiqn du Solaire. 

Portion du Fléchiffeur des Orteils. 

Efperonnier. 

Extenfeur des Orteils. 

Malléole ou Cheville interne. 

Malléole externe. 

Grand Feiïîcr. 

Grand Trocanter. 

Portion du z. Feffier. 




lay crû qu'il n'eftoit pas hors de propos de 
vous mettra devant les yeux cecte Figure 
veuë de cofté , pour vous confirmer la ficua- 
tion des Mufcles , dont je parle ailleurs, le 
e'en diray donc icy rien que les Noms, à la 
refcrve pourtant du MufcleTrcs-large ,dont 
vous ne verrez pas l'Infertion dans les autres 
Figuresaufll commodément que dans celle-cy. 
Il prend Ton Origine de l'Os Sacrum , de l'Os 
des lies , de toutes les Vertèbres des Lombes, 

de 6. ou 7. Vertèbres du Thorax eftant fort 
dilaté ,reveftant tout ce qui ell de fauffes Co- 
lles la partie inférieure des j". Coftes vrayes 

inférieures du Thorax, paffe d'un cofté par- 
deifus l'Angle inférieur de TOmoplate , où il 
s'attache en paffant; & va trouver f Os du Bras, 
fe joignant avec l'AbaiiTeur propre. L'Origine 
de ce Mufcle eftant donc de grande eftenduc, 
il faut qu'à ion Infercion il foit extrêmement 
épais maffif , comme vous le voyez à la mar- 
que ef. Pour fon Origine , elle eft à peu prés 
marquée i. z. 3. vous le verrez dans toute fon 
eftenduc dans la cinquième Figure. 





l 



TROISIESME TABLE. 

Cette Figure efl dépomee de fi Peau d'nyn cofié du Corps Çjf de Vmtve , de h plus pm des premiers 
Mufcles. llfujfit d\n ^oir la moitié , parce que les Mufcles font pareils 
^ en mefme nombre d'un cofté que d'autre. 



NOM. 

A Stcrnoyoïde. 
B Maftoïde. 
C Portion du Trapèze. 
D Deltoïde. 
£'Peaoral. 

/•[Sternum, ou Os delà 

Poitrine. 
G Grand Dentelé. 
// Oblique externe, 
/ Portion du Droit. 
K Biceps. 
L Brachial, 

M Portion de l'Extcnfeur 

du Coude. 
N Rond Pronateur du 
Rayon. 
Fléchi fTcur fuperieur 

du Carpe. 
Long Supinatcur du 

Rayon. 
Fléchi ITeur inférieur 
du Carpe, 
R Palmaire. 
S Extenfeur fuperieur 

du Carpe. 
T Extenfeur du Ponlcc. 
y Triceps. 
X Coufturier. 
T Membraneux. 
Z Vafte externe, 
a Droit. 
^ Vafte interne, 
f Portion du Biceps de 

la CuifTe. 
d L'Os de la ïambe fans 

Chair. 
e lambier antérieur, 
y 'Gémeau interne, 
g Efperonnier. 
h Extenfeur des Orteils. 
i La Cheville ou Mal- 
léole interne. 
/ Portion du Solaire. 
Portion du FléchiiTcur 
des Orteils. 
n Oblique interne, 
f Petit Dentelé. 
r La telle de l'Os du 
Bras. 

Cette Maffe de Chair 
eft compoféedeplu- 
fieurs Mufcles , qui 
ne fervent qu'à flé- 
chir les Doigts , je 
n'en diray pas les 
Noms de peur de 
charger la mémoire: 
il fuffit de vous dire 
que le Palmaire en 
elt ofté. 
Extenfeur des Orteils. 




ORIGINE ET INSERTION. 
Prend Ton Origine à l'Os Pubis ; & va s'inférer 
a cofté du Camlage Xiphoide. Il y en a , 
qui tiennent tout ^u contraire ; qu'il prend 
fon Origine à cofté du Cartilage Xiphoïdc; 
& qu'il va s'Inférer à l'Os" Pubis: mais la 
première opniion me fembleplus vray-fem- 
blable ià caufequ'il tire le Corps en devant 
& qu'il le foûtient lors qu'il eft panché en 
arrière, ou qu'il eft fur le dos. ( On en peut 
dire autant des i. Obliques externes , fçavoir 
eft que.Ieurs Origines font en bas , & leurs 
Infertions en haut : parce qu'ils contribuent 
à la mefme a<5tion. ) Toutes ces Eminences 
& Cavitez que nous voyons fur le Ventre 
depuis le Sternum jufqu'au Penil, ne font 
donc pas plufieurs Mufcles différents , com- 
me beaucoup s'imaginent5 mais un feul divi- 
fé en plufieurs Interférions, qui font.autant 
de Bandes pour le fortifier à caufe de fa lon- 
gueur. 

Vient de l'Os Pubis , & de l'Os Ifchium ; & va 

s'Inférer au dedans de l'Os de la CuilTe. 
Vient de l'Efpine de l'Os des Iles ; & fe va Infé- 
rer obliquement ,à la partie intérieure de 
l'Os de la ïambe. 
Vient de l'Os des Iles; il eft charnu dans fon 
principe , & finit par une Membrane qui en- 
veloppe tous les Mufcles qui couvrent la 
Cuiftè ; & va finir fur ceux de* la ïambe. 
Vient du grand Trocanter i & embralfe le Ge- 

noUil de fon Tendon. 
Vient de l'Os des Iles , & couvrant le Crural , 
il s'étend le long de la Cuilfe entre les i. 
Vaftes ,aveç lefquels i! finit en enveloppant 
la Rotule d'vn fort Tendon. 
Prend fou Origine au petit Trocanter i & va 
envelopper le Genouil avec le Droit, & le 
Vafte externe. Lors qu'une Figure d'ebout 
repofe fur fa Ïambe , l'on voit ordinaire- | 
menç au delfus du Genouil, certaines E mi- ' 
nences , qui ne font autre chofe que les ri- V 
des & les replis des Tendons de ces trois ' 
Mufcles joints avec la Peau , lefquels eftans 
fort attachez delFus la Rotule , remontent X 
avec elle , & font ces plis , qui difparoiirent 
aufïï-toft que le Genouil vient à fe fléchir 
&que la Rotule defcend. La Figure d'An- T 
tin vous fera voir parfaitement ces différen- 
ces dans l'un & l'autre de fes Gcnouils. 
Vient de la tefte extérieure del'Os de lalambe, 
appelle Tibia ; & s'en va finir par un gros 
Tendon au gros Os du Métacarpe. 
Vient du plus haut de la Iambe,&fe coulant def- 
fous le lambier antérieur, continue fon che- 
min entre ledit lambier & l'Efperonnier 
pour aller trouver les Orteils. 
Vient de l'Os des Iles , & des Vertèbres des 
Lombes \ ôc s'Infere aux faulî'es Coftes inté- 
rieurement ; & par une large Membrane , va e 
finir par deffus le Droit , à la Ligne Blanche, h 
La première Infertion de ce Mufcle qui eft 
aux faulfès Coftes, donne le commencement 
de la Cavité que nous voyons tout le long du 
Mufcle Droit depuis 2, jufqu'à^ Cette lon- 
gue Cavité eft comme une valée entre deux 
Montagnes , dont l'une eft caufée par la 
Malfedes Bopux,& l'aurre par j.ou 6. Muf- 
cles , qui s'unillvnt & palfint l'un fur l'autre, 
pour s'attacher à l'Os des Iles. 
Prend fon Origine, comme vous voyez, de la i.' 
3.4.& J.Cofte;& va trouver l'Omoplate,pour 
la sirer en devant. Ce Mufcle cache une par- f 
tie du grand Dentelé fur lequel il eft. 
Voyez la lettre h dans la ïambe droite , qui' çft t 
le mefme Mufcle que celuy-cy. 



OFFICE. 

Les Mufcles dont je ne dis rien icy, ont eflé de'ja ex- 
flicjueT^ dans la première Figure , ou s'expltcfue- 
roHtdans les fuivantes. l'en (tferay Ainji dans la 
fuite de cette M et ode. 
Ce Mufcle s'étend tout le long du Ventre de la lar- 
geur que vous voyez : il eft divifé en 4, parties, & 
fouvent en j. ( Voyez la Figure fuivante , ) par de 
fortes Interfedions nerveufes , qui font autant de 
Bandes qui croifent la Ligne Blanche, pour forti- 
fier le Mufcle, à caufe de fa longueur > de forte 
que fi la Figure que l'on reprefente eft Svelte,il 
ne faut pas craindre d'y fpecifier au deflbus du 
Nombril une de ces Interférions ; puifque on 
peut mefme en ufer de la forte , dans les Figures 
d'une mefurc ordinaire & bien proportionnée : 
mais dans les Figures que l'on veut , pour certai- 
nes raifons , faire plus courtes , il eft bon de ne l'y 
pas marquer. Ces Interférions ne font pas tout 
à fait également diftantes : mais il y en a toujours 
trois au delfus du Nombril; & des trois parties 
qu'elles y font , celle du milieu eft toujours la 
plus grande. Pour l'incerferion qui eft prés du 
nombril, le naturel n'eft pas toûjours le mefme: 
il y en a qui l'ont droit au milieu du Nombril , 
quelques-uns un peu au deflus, & d'autres encore 
plus élevé : les z premières façons fe voyent plus 
ordinairement dans les Antiques. Ce Mufcle 
donc , ainfi fortifié par fes Interférions nerveu- 
fes , fert à relever le Corps , lors qu'il eft couché 
fur le dos , & à foûtenir fon poids quand il pan- 
che en arrière. Les Mufcles Obliques luy pre- 
ftentfecours en cette ar ion; mais fouvenez-vous, 
que l'endroit des z. Obliques qui couvre ce Muf 
cle eft fort mince , & que les Interférions ner- 
veufes en font tellement bandées , que la Peau 
ne les peut dérober à la veuc. Ce Mufcle eft dou- 
ble, comme tous ceux du Corps, & n'eft feparé 
d'avec fon compagnon que par une grande Bande 
nerveufe , appellée la Ligne Blanche , qui s'étend 
depuis le Sternum , jufqu'à l'Os Pubis. 
Ce Triceps eft cette Malfe de Chair que vous voyez 
entre le Coufturier & l'Os Pubis : il fert à tour- 
ner la CuifTe en dedans. 
Ce Mufcle fait tourner la ïambe en dedans , & l'a- 
mené fur l'autre en forme de croix, comme les 
•ont les Coufturiers;d'oi\ luy eft venu fon nom. 
Ce Mufcle eft tout contraire au Coufturier .- car fon 
Office eft de tourner la ïambe en dehors. Il enve- 
loppe tous les Mufcles de la Cuifle &: de la ïambe 
par une grande Membrane,d'où il prend fon nom 
de Membraneux , & n'eft charnu que jufqu'au 
grand Trocanter ; c'eft pourquoy il ne faut le con- 
fiderer que jufqu'à ce feul endroit. 
Le Vafte externe, le Droit, & le Vafteinteme, fer- 
vent à étendre la ïambe avec un autre Mufcle ap- 
pellé Crural , que vous verrez dans la 4= Figure , 
marqué par «. Remarquez que le Vafte interne' 
eft fort charnu auprès du Genouil. 
Ce Mufcle fléchit le Pied & le tire en haut. 
Le Nom de ce Mufcle dit ?flez fon Office, il agit or- 
dinairement avec le lambier antérieur ^vous ir'en- 
"Veyez icy que les Tendons, ileft andécouvertiafts 
la iamhe droite, & marqué jmtj:^ 
Quoique ce Mufcle ait les Fibres tout àfait contrai- 
res au Mufcle Oblique externe, ils ne laiflcnt pas 
tous deux de faire la mefme arion, qui eft de 
contribuer avec le Droità lever & à foûtenir le 
Corps , lors qu'il eft couché & panché fur le Dos. 
Cesz. Obliques avec le Tranfverfal qui eft def- 
fous, marqué m , dans la 4=^ Figure , ne font qu'u- 
ne Malfe large. 
Tire l'Omoplate de fon cofté, & dans cette arion, 

fait enfler le Peâoral fbûs lequel il eft. 
Voyez la Icçtrc h , dans la ïambe droite. 



ATRIESME TABLE. 

V om voye^par cette Figure les Mufiles de deffbus , & la place qu'occupoient 
ceux de deffiu ;pre}2ex:y ce que vous jugere^^neceffaire pour l Art & pour 
fatisfaïre vojlre curiofitè. le croy qti il n'ejl pas mauvais de les fçavoir 
pour deux raifons ; & parce quils contrihuemaux Majfes parce 
qu'ils pùufem ceux de defm quand ils agiffem. 



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I L. 5 



NOM. 

Le dedans de TEfpaule. 

L'Os du Bras. 

L'un des Extenftut's du 

Coude, 
Brachial. 

Long Supinatcur du 

Rayon. 
Rond Pronateur du 

Rayon. 
FléchifTeurs des Doigts. 
Grand Dentelé. 
Droit. 
Tranfverfal. 
Sternum. 
Clavicule. 

Vn autre Pronateur du 

Rayon, 
L'Os du Coude. 
L'Os du Rayon. 
Vafte externe. 
Vafte interne. 
Crural. 
Triceps. 

Grand Troeanter. 
Portion du Tendon du 

Vafte externe. 
Portion du Tendon du 

Droit. 
Extenfeurs des Orteils. 
L'Os de la ïambe, 
FléchifTeurs des Orteils. 




m 



u 



ORIGINE 

ET INSERTION. 

Prend Ton Origine du 
milieu, ou environ de 
l'Os du Bras, y eftant 
fortement attaché j bc 
va s'inférer par un lar- 
ge Tendon pardelTus 
le Biceps à la partie fu- 
perieure de l'Os du 
Coude. Il y en a qui 
admettent un Brachial 
poilerieur fous les Ex- 
tenfeurs, & nomment 
celuycy Antérieur: je 
le croirois affez ; mais 
Gallien veut,que ce ne 
foit qu'une maffe de 
chair attachée aux Ex- 
tenfeurs. 

Voyez la Figure précé- 
dente fur ce Mufcle. 

Vient des Vertèbres des 
Lombes, de la partie 
pofterieurc de l'Os des 
Iles , & va finir à la Li- 
gne Blanche. 

Le Crural eft attaché à 
rOs de la Cuiffe, com- 
me le Brachial à l'Os 
du Bras : il prend fon 
Origine entre les deux 
Trocanters 5 &: va en- 
velopper la Rotule, ne 
faifant qu'un Tendon 
avec le Droit ôc lesi. 
Vaftes,, 



/ 



m 



u 



OFFICE. 

Fléchit TA vant bras 
avec le Biceps. 

Ce Mufcle eft ex- 
pliqué bien au long 
dans la précéden- 
te Figure. 

UOiïice du Tranf- 
verfal vous doit 
importer fort peu, 
puifqu'il ne fert 
qua fortifier la 
Membrane com- 
mune des Boyaux 
appellée Péritoi- 
ne. Ileftfortlarse 
& fes Fibres vont, 
c5me vous voyez, 
tous en traversant, 
d où il a pris fon 
non de Tranfver- 
fal. Cela foit dit 
en palTant. 
Ce Mufcle eftend 

la ïambe avec le 

Droit , & les deux 

Vaftes. 



C I N (^V lESME TABLE. 



NOM. 



hc 



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& 
4 

B 

ce 

D 
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F 
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H 



ORIGINE ET INSERTION. 



g 



h 



a Portion du Mafloïde. 
be Trapèze, dont rOiiginc 
e(l marquée b, 6c Vin- 
fertion c. 
d Deltoïde. 
e Sus-efpineuK. 
f Sous-efpincux. 
g Abaiffeur propre, 
h Très large. 
i Portion de rOhlique ex. 
terne. 

K Portion du Brachial. 
/ Portion & Origine du 
Long Supinaceur du 
Rayon. 
m i Extenfeur fuperieur du 

Carpe. 
n Extenfeur des Doigts. 
0 Extenfeur du Poulce. 
^ Extenfeur inférieur du 
Carpe. 
Flechifleur inférieur du 

Carpe. 
Portion d'un Fléchif- 

feurdes Doigts. 
Les Extenfeurs du Cou- 
de,dont l'un eft appel- 
lé Long ou Interne 
marqué s , & l'autre 
Court ou Excerne , 
marqué t- \ 
L'Os du Co\idc fans 

chair. 
Grand Feflîer. 
Portion du z. Feflîer. 
Portion du Membra- 
neux dont la partie 
charnue finit à une 
Vafte excerne. 
Biceps, 

Demi-nerveux, 
Demi-membraneux. 
Grefle. 

Portion du Triçeps. 
Portion du Droit. 
Portion du Coufturier. 
Portion du Crural, qui 
qui c|l au defîbus du 
Droit. 
Lieu par où pafle le plus 
gros Netf de tout le 
Corps avec la Veine 
Poplitique. 
LM Les Gémeaux, dont l'un 
eft interne marqué L , 
S)C l'autre exteynejmar- 
quc M. 
N Efperonnier, 
O Malléole excerne. 
P Malléole interne. 



i 



Le Trapèze prend Ton Origine du derrière 
de la Tefte , de toutes les Vertèbres du 
Col,& des 9 Efpines fuperieures des Ver- 
tèbres du Dos ; il fe va Inl'erer tout le long 
de rEfpine de l'Omoplate , jufqu'vn peu 
au deflous de la Clavicule. 
Naift de la partie externe de la Baze de l'O- 
moplate, qui fe remarque depuis l'Angle 
fuperieur jufqu'à rEfpine , & par fon 
Corps remplilTint toute la cavité efpineu- 
fe, & pafTant par detfous l'Acromium, va 
s'Inférer à la partie fuperieure & antérieu- 
re de l'Os du Bras , pour le tirçr en haut. 
/ Prend fon Origine de la partie externe de la 
Baze de l'Omoplate , qui fe remarque de- 
puis TEfpine , jufqu'à l'Angle inférieur ; 
&:rempli(ïàntla cavité Sous-cfpineufe, va 
s'Inférer à la partie fuperieure &; exté- 
rieure de l'Os du Bras. Les nouveaux 
Anatomiftes enoot trouvé un , qu'ils ap- 
pellent Petit Rond , lequel eftant fort at- 
taché au Sous - efpineux , ne fait qu'une 
Mafle & qu'un mefme Tendon. Vefale 
ne l'a point reconnu. 
Prend fon Origine delà Cofte inférieure de 
rOmoplate» & va s'Inférer à l'Os du Bras, 
avec le Très-large, avec lequel il ne fait 
qu'un mefme Tendon. 
Vient de l'Os Sacrum , de la tefte fuperieu- 
re de l'Os des lies, de toutes les Vertèbres 
. des Lombes , & des 6. ou 7. Vertèbres in- 
férieures du Dos ; palfed'un codé pardef- 
fus l'Angle inférieur de l'Omoplate , oû il 
s'attache en pallànt , & va trouver l'Os 
du Bras ,fè joignant aveç l'AbailFèur pro- 
pre. 

Voyez la première Table fur ces Mufcles. 
Le Long vient de l'Omoplate^ & le Court de 
la partie fuperieure de l'Os du Bras : tous 
deux ne font qu'un mefme Tendon fort 
large , & vont s'Inférer au Coude. 
Vient de tout l'Os Sacrum, &: de la partie 
latérale & pofterieure de l'Os des Iles » & 
va, par fes Filets obliques , s'Infercr qua- 
tre doigts au de{î<His du grand Trocanter. 
Il couvre le petit Feflîer, & une partie du 
moyen. 

Vient de l'Os Ifchium; & va s^Inferer à la 
partie externe de la ïambe; il eft charnu, 
& a deux reftes , comme celuy du Bras. 
Vient du mefme lieu que le Biceps ; puis 
eftant fort nerveux, long & rond , & ayant 
fan corps charnu, va s'Inférer au dedans 
de la ïambe j Doigts au delîbus de l'Ar- 
ticle. 

Accompagne le précèdent à fon Origine ^ 

à fon Infertioji. 
Vient de la partieinferieure de l'Os Pubis, 
eftant large & délié à fon Origine ; & va 
s'Inférer avec les deux precedens. 
L M Viennent des deux teftes inférieures de l'Os 
de la Cuilfe , & vont avec le Plantaire 5<: 
le Solaire compofer un mefiîje Tendon , 
appellé la Corde d'Achille. 
Vient du haut & du milieu de l'Os appellé 
Péroné ( car il eft double d'Origine & 
d'Infertion; ) &:s'en va fous le pied. 



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B 



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B 

ce 

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OFFICE. 

b '^- Ce Mufcle fcrt à fortifier les avions dej 
quelques autres qui font deftbus luy , & 
que vous verrez à découvert dans la Fi- 
gure fuivante. Il relevé TOmoplateavec 
le Releveur propre .> il la tire droit en der- 
rif re avec le Rhomboïde , & la bailTe tout 
feul. Il contribué beaucoup en paŒmt 
pardelTus la baze de l'Omoplate à luy don- 
ner une certaine rondeur , que nous y 
voyons ; l'Antin fait; voir avec grâce cette 
particularité. 
Tire le Bras en haut avec le Deltoïde , & 
& rempliftant la cavité fuperieure de l'O- 
moplate , entre l'Efpine & la Cofte fupe- 
rieure , ne feit fouvent qu'une Malfe aveç 
ladite Efpine & une partie du Trapèze. 
/ Tire l'Os du Bras en bas avec l'Abailfeur 

propre & le Tres-large. 
g Son Nom dit aifez fon Office , qui eft de ne 
fervir à autre chofe , qu'à baifler le Bras. 

pnjfe\^f^ légèrement ces quatre Muf- 
cles ; il n'y a rie» dans tant le Corps de pltts 
dtjfcile k bien faire que cet endroit , & 
rte» de plus délicat ; exa^ine;z,-le avec 
tâfts les yeux de vofire prndef!ce de voftre 
difcretien : car c'efi où échoïient la plus part 
> de ceux cjm dépeignent. La différence de 
leurs moMvemens fe voit parfaitement bien, 
furie Gladiateur: mais ce n'efi pas ajfez, 
fi vous m'en croyez, , vous remarejue 
re^ bien fur le naturel tous les mouvemens 
fuccejfifs de ces Mufcles , depuis l'a^tttfn 
du Bras abaijfe , fr.tfiju'à fon élévation, tel- 
le (fue nous les voyons l'une l'autre dans 
la Figura du Gladiatexr, 

b Tire le Bras en derrière & en bas oblique- 
ment du cofté de fon principe inferieur^^ 
Ce Mufcle eft fi étendu & fi mince à fon 
principe , qu'il n'empefche point du tout 
ceux qui font delTous luy de paroiftre 
(vous les verrez dans les deux Figures 
fuivantes: ) mais venant à fe reflèrrer dans 
fon Infertion ,ilfait uneMalïè de Chair 
qui couvre le grand Dentelé. l'en ay parlé 
dans la ?.. Figure, voycz-là- 
7»nep Tous ces Extenfeurs difent aftèz leurs Offi- 
ces par leur Nom. Extenfeur , veut dire 
qui eftend ; comme Flechiffeur , qui flé- 
chit ; ils agilfent tous , pour l'ordinaire, en 
mefme temps. 
Ces 1. Mufcles n'ont qu'une Infertion, Se 
font fort charnus à leur principe. Ils éten- 
dent le Coude ou l'Avant- bras , comme 
leur Nom vous le dit. 
Il y a }. Feflïers , qui tous étendent la Cuilft. 
Le premier eft appellé Grand , eu égard à 
(a quantité & à fon étendue , qui eft deferi- 
te par j.i.j. 4. 5. La différence des aftions 
dece Mufcle fe voitfur les Figures d'An- 
tin, du Gladiateur, d'Hercule &c deMe- 
leagre. 

Le fécond eft en partie caché deflous le pre- 
mier, & vous le verrez à découvert dans 
la Figure fuivante avec le troifiéme. 
Ces 4. Mufcles pofterieurs delà Cuillè : fça- 
voir, Biceps, Demi-nerveux, Demi-mem- 
braneux & Grefle , fléchiftènt la ïambe, & 
tous 4. ne font quafi qu'une Majïe, 
L M Les Gémeaux font ainfi appeliez , à raifon 
de leur forme qui eft toute pareille , à U 
referve pourtant , que celuy qui eft inter^ 
ne,defcend un peu plus bas que l'autre j 
leur Office eft d'eftendre le Pied. 
N Sert à eftendre le Pied avec les Gémeaux. 



SIXIESME TABLE. 



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1. 

4. 



N O M. 

/ 

Trapèze, dont l'Origine efl; marquée '^ra^ & 

rinfertion par ^. ■ "■ 

Deltoïde. 
Surefpinenx, 
Soufefpineiix. 
AbailTcur propre. 
Très- large. 

Portion de l'Oblique externe^ 
Portion du Brachial. 

Portion & Origine du long Supinateur du 
Rayon, 

Extenfeur fuperieur du Carpe. 

Extenfeur des Doigts. 

Extenfeur du Poulce. 

Extenfeur inférieur du Carpe. 

Flechifïèur inférieur du Carpe. 

Portion d'un autreExteiifeardes Doigts. 

Les Extenfeurs du Coude , dont l'un cft appelle 

Long, marqué r , & l'autre Court, marqué s. 
L'Os du Coude fans chair. 
Grand Feflier. 
Portion du fécond Feflîer. 
Portion du Membraneux. 
Vafte externe. 
Biceps. 

Demi- nerveux. 
Demi-membraneux. 
Portion du Triceps. 

Les Gémeaux, l'un defquels efb interne, marqué 

D , & l'autre externe , marqué E. 
Efperonnier. 
Malléole externe. 

Les premiers Mujcles eflant leveT^de l'Autre co- 
fte\ voMS en vojez, d'autres, qui bien leing d'être 
inutiles , peujfentceux de dejfus centnhuent k 
faire des Ataffes , <juil efl necejfaire de fçavoir. 
Le Trape:!;e, le Delto'ide, le Très, large , & l'O- 
blique externe efl-mt donc leve:^, vous vojeT^ le 

Splenius. 

Complexus. 

Releveur propre» 

Rhombo'ide. 

Portion du Sacré. 

Portion du SacrolombairCi 

Portion du Demi épineux. 

Dentelé pofterieur-inferieur. 

Portion du grand Dentelé. 

Oblique interne. 

Court Supinateur du Rayon. 

L'Os du Coude dépouillé de Mufcles. 

Portions d'autres Extenfeurs des Doigts. 

Les M»fcles marque-!^ du ceflé gauchr; m o p q 
font levez, de ce Bras droit. 

Second Fefîîer. 
Troifiéme Feflier.. 
Grand Tocranter.. 
Plantaire. 
Solaire. 

Tendon des Gémeaux couppé. 

Le grand Feffier ç^- le Membraneux font levez, 
de de fus la Cmp^cfr les Gémeaux de deffus U 
ïambe. 



Hl 



MNO 



ORIGINE 

ET INSERTION, 

Ces 2. Mufcles viennent 
des Vertebi'es fupericu- 
res du Dos ; & îe vont 
inférer derrière \x Tefte , 
comme vous voyez. 

Vient du haut du Cob& 
s'en va defcendre à l'An- 
gle de l'Omoplate. 

Son Oi igine cft aux Verte- 
bres; &: Ton Infertion à la 
Bafe de l'Omoplate ; la 
Figure vous le monftre 
aflez. 

Voyez la Table fuivante 
avec fa Figure. 

Vient des Vertèbres , &: va 
où vous voyez ^ j'en par- 
le, parce qu'il fe prefcn- 
teàla vcu,ë:mais il n'eft 
point du toutneceflairej 
ne vous y attachez pas , 
& prenez g.ardc aux Maf- 
fes. 

Vient, comme vous voyez, 
de rOs des Iles ; & va au 
grand Trocanter avec le 
petit Feffier, 

Vient de la tcfte externe de 
rOs de la ïambe ; le So- 
laire d'entre les deux te- 
ftes \ ôc les Gémeaux des 
deux teftesdcl'Os delà 
Cuifle ; & vont tous en- 
femble faire un mefme 
Tendon, appelle, la Cor- 
de d'Achille. Pour les 
Gémeaux , ils font levez, 
vous n'en voyez que le 
Tendon. 




H 
I 

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MNO 



P 



X 

r 



OFFICE. 

Tire la Tefte en derrière avec un au- 
tre qui eft deflbus , appelle Com- 
plexus , marqué par / /. 

C'eft de l'Omoplate qu'il eft Rele 
veur; c'eft luy qui contribue le plus 
à fau-e cette pente qui eft du Col à 
l'Efpaule. 

Tire l'Omoplate en derrière avec 
une partie du Trapèze» Quand ce 
Mufcle agit , il fe confond avec la 
Bafe de l'Omoplate, & de deux 
eminences , il ne s'en fait prefque 
plus qu'une; cela fevoitfur l'Her- 
cule &fur le Gladiateur. 

Ces 3. Mufcles font oppofez au MuC 
cle Droit du Ventre : car ils tirent 
le Corps en arrière , & le foûtien- 
nent quand il eft panché en de- 
vant. Ils compofent tons trois ce 
qu'on appelle Rable. Voyez la Fi- 
gure fuivante , elle vous les mon- 
trera à découvert , Se prenez la 
peine d'y lire ce que j'en dis. 

Ce Mufcle fert à la refpiration, & 
comme il n'eft pas fort épais, il ne 
fait que contribuer aux Maffes. 

l'ay déjà parlé de ce Mufcle dans la 
première Figure 5 vous n'en voyez 
icy qu'une partie, laquelle eftant; 
charnue , contribue beaucoup à 
faire paroiftre le Très - large fî 
épais en cét endroit. 

Vous voyez icy le fécond Feffier 
tout entier, & le troifiéme qui eft 
beaucoup plus petit , couché au- 
près. Ce troifiéme n'eft pas fort 
neceifaire , auffi je n'en parle que 
par rencontre. 

Ce Mufcle n'eft charnu qu'à fon 
Principe , Se dégénère en un Ten- 
don fort long: il étend le Pied avec 
les Gémeaux, &: le Solaire. 

Solaire, ainfi nommé, à caufe qu'il 
eft feul , par oppofition aux Gé- 
meaux qui font deux , quoiqu'ils 
ne foient pas fi larges enfemble 
que luy feul : il étend le Pied auec 
les Gémeaux & le Plantaire, & 
tous enfemble ne font qu'un mef- 
me Tendon, auffi ne font ils tous 
que le mefme Office. 

Vous voyez le Tendon des Gémeaux, 
la partie charnue en cft oftée. 




\ 



SEPTIESME TABLE. 

Cette Figure peut fatisfaire la curiofite de ceux qui voudront voir le Corps 
dépouillé jufqu'aux Os. leneparleray que des Mufcles les plus 

necejjaires ^ pour éviter U confujîon. 



A 

B 



C 
D 

E 
F 

G 
H 

I 

K 

M 
N 
0 



P 

R 
S 
T 

F 



a 



c d 



NOM. 

Rcleveur propre. 

Omoplate dépouillée 
de Tes Mufcles , ex- 
cepté de TAbailTeur 
propre, 

AbailTeur propre. 

Portion du grâd Den- 
telé. 

Sacrolombaire. 

Epineux. 

Sacré. 

Portion du Tranfver- 
fal. 

Les Codes. 

Le long Extenfeurdu 
Coude. 

Tendon du Coure Ex- 
tenfeur du Coude. 

L'Os du Bras. 

L'Os du Coude 

L'Os du Rayon avec 
quelques ligamens: 
ils font fans chair de 
l'autre coflé. 

Grand Trocanter. 

Portion du Vafte ex- 
terne. 

Triceps. 

Portion duCruraL 
Vn des Fléchiffeurs 

des Orteils. 
Fléchiffeur du gros Or- 
teil. 

Tendon des Gémeaux 

du Solaire. 
L'Omoplate dépouil- 
lée de cous fes Mui- 
cles. 
L'Os du Bras. 
L'Os de la ïambe fans 

Chair. 
L'Os appelle Péroné, 

aufTi (ans Chair. 
Autres Extenfcurs du 
Pied. 



ORIGINE 

ET In SERTI G N. 

Prend fon Origine de la 
partie poltcrieure & 
fuperieure de l'Os des 
lles,& des deux Ver- 
tèbres fuperieures de 
l*Os Sacrumi& va tout 
le long de la racine des 
Coites. 

Sort de la partie pofte- 
rieure de l'Os Sacrum, 
par un principe aigu ^ 
& s*Infere tout le long 
des Efpincs du Dos 
jufqu'au Col. 

Le Sacré vient du mcf- 
me endroit que i'Efpi- 
neux , & fe glifTe fous 
luyjjufqu'à la douziè- 
me Vertèbre du Dos. 



OFFICE. 

Vous voyezicy à découvert les Mufcles, 
qui font oppofez au Mufcle Droit : 
quoiqu'ils foient tout à fait fous les au- 
tres, ils ne laiflcnt pas neantmoins d'e- 
ftre tres-neceflàires : parce qu'ils vous 
donnent certaines parties afTez efTcn- 
tielles &; immuables,, que vous compren. 
drez auflî-toft que vous aurez remar- 
qué , que l'Efpineux &: le Sacré font peu 
charnus à leurs Origines, & que le Sa- 
crolombaire l'efl: beaucoup; parce que 
cette circonftance eaufe une certaine 
cavité fur l'Os Sacrum ; & tout au con- 
traire une eminence confiderable àl'Q- 
rigine du Sacrolombaire. 

Les eminences que l'on void ordinaire- 
ment depuis le Sacrolombaire jufqu a 
l'Omoplate, ne font autre chofe qu^ plu- 
fieurs Mufcles collez l'un fur l'autre, & 
pouffez par lesfaufTes Coftes,qui defcen- 
dent obliquement & prefquc du mef- 
me fensque le Sacrolombaire.- Voyez- 
en la difpofition. Le nombre de ces emi- 
nences n'eftpas toujours égal dans tous 
les Hommes : aux Vieillards il y en peut 
avoir quatre ; mais aux jeunes gens ja- 
mais plus de trois,j parce que la pente de 
l'Omoplate vous en ofte une, à caufe de 
la graiffe, à moins que le Bras ou l'Omo- 
plate nefuffent extraordinairement éle- 
vez; auquel cas il en faudroit faire pa- 
roiftre 5. dans les Vieillards. 



IE m'arrefte icy tout court ^mon cher LeEleur ,de peur de ^vom char- 
ger trop la, mémoire ^ ^ de rien faire contre ce que je <vohs ay promis. 
Si ^ofire curiofté 'vous porte a. <vom. infiruire plus à fond de l'Anato. 
mie , je ^ous confeiUe de fvoir Vefale : les Figures que le Titien luy 1 
dejfeignées y font d'un prix d'une beauté ineftimahle. 

Apres toute U facilité que fay donnée ace petitTraité ^s^il s enîrou^ 
fve quelques uns qui rien profitent pasjfqachex. que ce n'eft pas pour eux 
qu'il eftfait. Il efl pour ceux qui cherchent la Science la pe.rfeSîiony 
pluftoji que l'interefl , dont quelques- uns font fi acides , que pourweu 
qu'ils fajjentleur tableau, ils nefe foucientpas comment sil effl^dis je^pour 
ceux qui veulent fe fatisfaire les premiers ^ ^ qui cherchent plufloft a 
plaire aux (fonnoijfants ^qu'a efiourdir ^ comme on dit ^ le BourgeoiSy ^ 
luy jetter de la poudre aux yeux. Mon intention ri efl pas de choquer 
icy perfonne : mais il efl conflant ^ que ces gens la des ^honorent la Pein- 
ture , que jî on leur faifott bonne juflice , on leur ofleroit le Pinceau 
des mains pour leur donner un boyau ou une befch^. Il efl conflant aujfi^ 
que le: mal efl bien moins grande depuis que les plus Habiles fe fontre- 
tircT^ d'une foule d ignorans , ^ que le Roy les a choifis pQur compofer 
une Académie Célèbre , qui n admet que ceux quelle juge capables ^ ^ 
qu'elle croit dignes d'EUe. 





\ 





Pour (Le tromper ceux cjai croyent,(jic'atv rte 
j7 eut pas Jqauotr tAnatornie-Jansfcure dur y 
■jay hîen i^cndu vatufjaîre voir 'auifc>tde ce 
liure les (Leuccjlgures, cjLie, le Taien a nùfes' 
alajîn de L d^pitome de Vefalè ■ votis enju^ere'/j'. 






EXTRAIT DV PRIVILEGE DV ROY. 

E ROY par Tes Lettres Patentes donne'es à Paris le deuxième iour de 
Novembre milfix cent foixante-fept : Signées, Par le Roy enfonCon- 
feil N o B L E t , & fcellées du grand Sceau de cire jaune , a permis à 
François Tortebat, l'un des Peintres de fon Académie , d'im- 
primer & faire imprimer un Tmitê £ Anutomie , accommodé aux Arts de 
Peinture Sculpture, avec les Difcours fervans d'explication aux Figu- 
res dudit Traité, pendant le temps de dix années confecutives, à com- 
mencer du iour qu'il fera achevé d'imprimer: Faifant deiFences à tou- 
tes perfonnes de quelque qualités condition qu'elles foient , d'impri-' 
mer , graver , imiter, vendre & diftribuer ledit Traité, pendant ledic 
temps, fur peine de confifcation des Exemplaires contrefaits , amende arbitraire , ôc de tous dé- 
pens, dommages &interefts , comme il cft plus amplement porté par lefdites Lettres de Privi- 
lège. 




4Qhe<vé d'imprimer pour la première fois le douT^me lani'ier ïi6R, 



r7 ry> 



Qll J.CC 

ivre c/^ 'Jntztofnic ecctericurc /l'cta/it fait ijue pour DcM'ifiLiicurs ^ ^ c /ic zwu/ois c^ubord cioii - 
Jicr aal^ul'lic que ico- /u/urej-j^ranjees sur /cr c/csscuis e/c .^7 f.'\Bouc/uV'Jou ■ jJ/ius plusieurs pejzr.o'uiecf 
a ipvit (rouvc cjue ecLi /z'mstriuroit pa^r ^ruf/usMiuneni ai^ a/ouie 'le noav des ^Wuseles et^ leurs- ^rui - 
ctpaaec usapexs ela/is u./ie TaJjle^/euéralc ^ J^'ai^ sup/inie un iio/nl/^c in/uw de clwses qui ne m 'oui paru 
utiles que pour la cliu~ujyie,etqia out/^el7Uteyyusqii'a p/^escnt da/is cette étude pre.sqiù& tous les etu - 
dieuis, de /a cou qu'il s 'eu trou ve q^cti qui eouiioisseut les ^Ifitscles^etqiii q?uisseut qyar consîqueut lieu 
uwttre eusemlle une Jipiirc , /l'en eonnoissoul /ii lu sitiiatioti /u les usai/ es, surqiioi ils doii'eut ol - 
scruer soigneusement que tous les ^Ifiise les du Corps, étant destuie Lpoiir les di^rens nioiiveniens des 
pivtics^ CcsuJfuseles ne les prodiurcnt qu'en se ee^/i/r<ictunj , et de ceUc eontraeiwu d en resuite un ^ 
aon/lcnic/tt trcr sensdd^ dem^r ce nielne /unscle, et qui 'e/luee quand le '/fuselé /l 'Ui/tt qdiis^i le la . 
noient qu 'ii/i modèle ne paroi) pas le /né/ne sur la fui qu'au ronunence/u eut de sa q70sitioii,et eqiie leà 
études CIL soui uioi/isyortes, le nivdddc se lassant iluus la nicnic itttitiu le . 

l Os-teologie étant la lase de lAnato/nie,q'aq donne un ,yqiie let. gra ve de trois cotes d aquccX^' 
celui de l^tea denue Jloyale ^ a une tilde des noms de claque Os c/i pa/ii eiilie/] et a/in que cette 
voilà' <yoitpùùy uitelligiélc,jc do/uic L\<r nicnieJ lqueleti-<^ sur quoi on voit en uicmc t^^nis dut - 
laele/nent de tous les muscles sur lôsteologw outre les lant q^lanclics clo/it /'iii qhirle ^jiu c/iccii/neront 
ioii/ours un q^lus arand détail sur la ^Jûqologie ^ la me/ne lettre t/i->iive qd<7ece .iv//- le même iniiecle 
a tout ce IcA figure^ ce qui se trouvera c.iydiquc davie la Taldc jycn era/c' ^■>ar un illqdialot île q^etite. 
lettres, ii/i de lettres Caqyitalcs , et quelqiicei Cluf^rai- . 

Jl serait très a vantae/cucc et même nécessaire a un étudiant, de lie/' son étude avec la figure 
de /w/zde- lasse qui a ete /iiodelce s/tr les /ne//ieJ> de.^ seins, de la consulter de te/ns-c/i te/n.i en la 
dcssu/nant de eliaquc cote, afin qiul q?i/isse s 'aecoiitii/ner a museler oo/i r,'/ialde/ne/it toutes les qhir- 
iies du Co/y7s humain , etar/^eve/' qza/^ là a ce de^g/\^- de qnufeetiati que pliieieu/\r aiuz^icnt acquis 
s'iù s 'étalant se /'iiu des /noiqcno que 7 'eccpltque iciq. 

Les tt//iiiteii/s t/^a/i ve/a/it les figii/^eS g/\iveeJ et de /\7/ide las'.rc, Clies Iliigiiier 
d/a/Tlia/i d d tl'ita/upcs /'uc O^auit .tacqueCi au coin de la /yic dcs^lIatliurinJ . Ou o/i • 
t/-aii ve/iz a/u^si les aiii/'cs Irv/wr de prine/qtycs paiu^ le dessein ^ ci de fip//rej ddeadenue 



TABLE GENERALE 

I) IL nom ile^" Os, et des THuseles Contenus Jans eettc eiiiHe de I^^idures d'^dnatunucé^^ 

jjrai/ees- jjour Vusmje de eeuec (jiii sa^^ij/n^nent au dessein . 



TalAe des Os ^?oiir les h^o-is S cjuelets . 



A 

C 

D 

E 

F. 

G 

H 



1 
K 



. l 'Os coronal . 
. Jy c s Parie taux , 
. 1 Os occipital . 
l'Os temporal . 
rOs de la pometto. 
la Maclioire inierieurc. 
la Maclioire lupericiire , 
les VertcLrcs , c^^u icus à\<- pj- dciputs la, IcLc 
jLLJCju'a la pointe du Ccccuv , dont 
p' ConipO'Tcnl le Ce l . 
i-z eiisiLilte cellev du dos, 
JL,e<r S -Suivantes so nt relies des reins, 
t pour l os Sneruni , et 
^ pour le Coecix 
le s clavicuUes • 
l'Os du (1 crmini . 
le Cartilaçre Xijjlioidc . 



JVr.les Cotes , dont les sept Siip erieurcs sont 
apellees -rurales , et les- cinq In/eruures apellees 
/niu^ses . 

nVI'IIIiuiu , ou l'Os des liles , 

O.la crête de l'Os des illes, 

P. l'Os PuLis. 

Q,' l'Os S a cr um . 

E. de C occix , 

S. le Keinin-, (î^// l'Oa de la ciu/îe. 
T. la tete du ieuiur; cjni s'einholte dans la 

cax'ilc Colilûide des os du bassin, 
v,le grand trocanfer. • 
U . le petit trocanter. 
X . le Coiidile liilernc du K'niur. 
y, le Goudde externe du fémur . 
Z,la ro tulle. 

le Coudile interne du tiLia 



^,1'Os delà jamlie ou le titia . 

b -V O s du pcroiic', 

r da Malléole mteiaie , 

laMalleolc cxteruc - 
r.lcs Os du tarie» au nombre de Sept. 
/.les cuicj^Os du uietatarie . 
i7,les cluc|^Orteds ejni ont cliacun p-ois 

pkalanqes, hors le ponce qui n en a que deux 
h d'i l umerus,6'// l'os du Lras • 
/ , l'O uioplalte . 
k ■ l'Olecr aue . 

/.l'Os du coude, dit culntus . 
/nd'Os du i-avou diL radius. 
/2.I0S liuit os du poig-ucl apelle le carpe- 
t^.lcs cpiatre os du métacarpe, ou paume 
de la 

yt'. les (jiialroric os des doig-ts. 



S iiiHe de /(i fa/r/e pour^ les ^11 iis e leci^ 1 



a 

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E. 

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G, 

H 

1, 

K 

T.. 

M 



le iroutal. ''''^y '^'/"'"".'/". A"^"'^ e/ aùk,- a 

^, relever les O'oiireds . 

le iourcillier - fait r'iJer lu peau enlre les '2 Seiireils. 

le leuiporal , ('7/ crotaplute, relevé la maelioirc ■ 

. i'oilMculaire de^ paupières. f-crinc les paupières . 

.le pu'axiudal ride le nez. , et le dilate . 

1' orLiculau'e delà LoueJie ferme les l-,-res. 

le cauni relevé Li. le\'re. Supérieure . 

le buccinateuj' j dre les lèvres vers la jonelieii des -2 niaeh .'" 

le ZlgomatlVpie =. relire Lthouche vers les creiUe-i- 

l'os jagal^ <7U de lapomettc.. sertd'attnche au muscle canin. 

le Uiadctei" ^ relevé la mâchoire . 

le llcruoiliioidieu .. lire los hvoide vers le sternum . 

• le luadoidien _.. a^laisse la tete. 

le coractdiToidieu - tire Lojliifoidc' tinte t en bas lantcten arri 

le del toïde rele^-'e le bras ■ 

le Liccps.' ^ 

le Lvaclual.' ^ees h^ow muscles /^ont plier leiçantd-'ras 

le coracolrraclual -) 

le rond prona(eur dura\"oUj hurm l'avant-bras en dedans. 

le lone- lripiuat«ur duravoii j tourne l avant-bras en dehors. 

Je Heclulleur /iipen'eur dfi carpe. .^j 

le palitiaire.. \Ces Iras muscles plient le poia ne Lt 

le ilecliilîeur lulerieur du carpe , y 

1' olecraue.- -^^^l'I d'attache aux muscles extens'.\iu Iras 

l'extenreux louçr du coude ,. . i , , , 

o I \ étendent Lavant- bras- 

1 extenleia- court du coude. ) 

l'extciiieur inférieur du carpe ^ e'tznd le poujnet-. 

l'exteufeur des doigts étend les doicjts, 

l'exleirteur du pouce., étend le pouce 

l'ejsiteii/eiir itiperieur du carpe. étend aussi L poianei - 

, 1 exteiifeur du petit doigt éteiu-L le petit dotjt- 

le pi-ofond. -^/ernie les quatre doiats 

la tète de l'os dit liumerus. : ou s'aMache U biceps. 

. les clavicules - - - a/ferniisseiit le bras, et l'cpaiile . 

. le fternuiii ^ unit les côtes ensemble . 

le pecT;oral <. . - porte le bi-as en devant. 

.ic Cartdagc Xiplioïde est a la partie inférieure du Sternum 

le e;rand dentelé ^ -1 ,. . ; ^ j . 

ô _ \tire L onicplattc en cLevant 

le p^etit dentelé' -■ ■) 



N.l'oLlupu' externe ., ton! tourner obliqueiuenL la poilruie 

O d' olditjuc luteruc ^ \sur l 'os des u<4es . 

r.le nuilcle droU plie le eorps en devant ■ 

Q.la li^nc blancKc.. sert d'allaelie aiuv nuu>'eles ilu bas venti-i 

R.]e trapey.e.- lire la tete ,et les onioplaltes en 



iirriere 



le lufc 



)meu.x.. 



qui passe sons le trapese 1ère le bras en haut 



ras en arrière . 
on /wni lie Siui iisaiie , 
n arrière 



S .le fourepiiieiLX lire leb 

V- l'aliajlTcur propre du bras. hi-e soi 

T. partie du roinboidc ^ tire l omopla tii 

V- le ti'es large, tJi^ le gr.^d'orlal .... porte le br.,is en iimer-e 
ir. le { aci'olo 111 b ai rc , y i-^/ j" ^ 

la membrane du 1res larae ^ tes ileii.e muselés l edres 



X.l épineux pu est j-^nw lj.mcinz memhi; 



■ni le il os 



.. ressere les cuisses 
\ etenJentd.i f'ambe 



Y. le membraneux, e// Ç':i£id'A-xi-A. ... porte la cuisse en dehors . 

7j,\& grand trocanter. ..■,•/•/ A'attaehe aux muselés delà cuisse 

êL.le couturier- piiit croiser les jambes. 

©.le droit , <7a grêle antérieur cteiul la famhe ■ 

J . Je triceps.- 

2 .le vafle exi^erne.-. 

5.1e vafte interne.- ^ 

z^.le greile mtei'ne plie la jambe . 

5.1a rotule.. af-jcrnilr le qcnoux . 

6 ,\q: biceps de la jambe.. plie la ïambe . 

7- J 'os de la jambe.. scn iis.uje est- connu . 

S- le ] ambier antérieur. lait lever la pomie ,ln pied . 

a.\c perromer. jette le pied en dehors. 

:::::..[. 

12.1e iolaii'e. -J 

zj.le flecluileur des orteils plie les orteils ■ 

i.^.lcg'raud exteiiTeur des orteils imvrc les orteils. 

i5. la malléole externe.. aljerniissent le tdna , 

la malléole interne. le eidciineum . 

17. le petit felîier. 

iS- le g-rancl Peffiet; 

ia.\c demi nerveux.. ) ,j ' 1 1 ■ l 

" , , I > / lecliisseut la jambe. 

2<?.le denii membraneux^ y 

21.1e tendon d^cliille., ctend aussi le pied ■ 



z<^.le gémeau externe. 
7/. le gémeau interne. 



seles étendent le 



pied . 



■t h 



' l 



'ercne sur 



^y'I'endcnt' la oui, 



.^arts cfic^ ddiuj 



Liier rue 



J. n 



iCijuc au coin 



i le LiTiic des JH a thni -ii i s . F.T> -Ji. . 




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